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Ton soutien pour ceux et celles qui s’étaient mis en travers de la route des néonazis !

En automne 2018, des néonazis voulaient défiler à Bâle. Le PNOS (Parti des Suisses nationalistes) avait annoncé un rassemblement sur la Messeplatz à Bâle pour le 24 novembre 2018. Ce parti est le fourre-tout des militants néonazis et de l’extrême-droite. Son but était de «rassembler les forces nationales» pour manifester contre le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU et contre la migration en général.

En parallèle, plusieurs milliers de personnes se sont mobilisés pour une contre-manifestation sous le slogan «Basel Nazi-frei», afin d’empêcher la diffusion de ces contenus racistes et cette idéologie méprisante à l’égard de la personne humaine. Des personnes de différents horizons, couches sociales et âges se sont unies dans la rue le 24 novembre 2018 pour faire front ensemble contre la politique discriminatoire du PNOS et de la mouvance d’ultra-droite. Ainsi, leur manifestation a pu être empêchée. Cette mobilisation antifasciste fut un grand succès, car elle a montré qu’il était possible de faire front aux défilés d’extrême-droite : depuis cette date mémorable, plus aucun défilé ou rassemblement n’a été organisé par l’extrême-droite.

Que s’est-il passé le 24 novembre 2018 ?

Seule une trentaine de membres et sympathisants du PNOS ont pu finalement se rassembler dans un coin de la place, protégé par un important déploiement policier. Pas vraiment ce qu’ils avaient prévu !

La contre-manifestation, quant à elle, comptait 2000 personnes, qui ont protesté sans autorisation officielle des autorités locales. Bon nombre de gens se sont joints spontanément à la manif, car l’action leur semblait juste et nécessaire : il est inacceptable que des militants d’extrême-droite se rassemblent dans le centre-ville ! Mais sur place, il est vite ressorti que le rassemblent du PNOS allait être farouchement protégé par la police. En ce 24 novembre 2018, la police a jugé comme nettement plus légitime un rassemblement autorisé d’une trentaine de militants néonazis qu’une manifestation bien plus grande et bien plus large d’antifascistes.

Les mauvaises surprises sont arrivées cinq mois plus tard : pendant les semaines et les mois qui ont suivi, la police a cherché à identifier autant de contre-manifestant-e-s que possible, et cela avec un zèle hors du commun et des méthodes parfois farfelues, afin d’ouvrir des procédures pénales. Plusieurs perquisitions ont eu lieu aux quatre coins de la Suisse, des personnes ont été arrêtées dans différents cantons pour être transportées à Bâle, où des prélèvements d’ADN ont été faits. Des avis de recherche publics ont été lancés contre 20 personnes, alors que cela ne devrait avoir lieu qu’en dernier recours dans un Etat de droit, c’est-à-dire dans des cas particulièrement graves. Des spécialistes du droit pénal de renom ont critiqué ces mesures, les qualifiant de disproportionnées et illégales. Mais le ministère public s’est acharné à essayer de criminaliser autant de personnes que possible pour avoir participé à cette manifestation non-autorisée contre l’extrême-droite.

Il est particulièrement choquant de voir que ces pratiques sont d’usage courant à Bâle. En effet, elles rappellent tristement les procès contre 18 personnes accusées d’avoir participé à une manifestation contre le racisme, la répression et la gentrification en 2016, où des condamnations globales visaient à faire peur et à dissuader toute participation à des manifs de la gauche. Certains procureurs des procédures en cours étaient déjà impliqués à l’époque.

Entre-temps, un grand nombre de personnes ont reçu des ordonnances pénales et une quarantaine vont devoir se présenter devant le tribunal. Les accusations portent sur l’utilisation de lieux publics sans autorisation, ceci afin d’empêcher le rassemblement du PNOS et de ses sympathisant-e-s. Les plaintes pour émeutes surprennent par la hauteur des peines exigées. De plus, le ministère public a ouvert des procédures contre des personnes qui tenaient simplement une banderole, étaient présent-e-s dans la foule par solidarité ou filmaient ce qui se passait. Les premiers jugements sont tombés et dans tous les cas, des peines de prison avec sursis ont été prononcées, de même que des amendes salées.

De plus, les émoluments et les frais d’avocat sont à la charge des condamné-e-s. Un recours contre ces jugements fera augmenter encore cette somme... Les peines et les conséquences financières sont énormes, elles sont même existentielles pour certain-e-s. Si l’on part du principe que la peine moyenne sera de quelques milliers de francs par personne, cela fera rapidement plusieurs centaines de milliers de francs au total.

Montrons collectivement que nous sommes solidaires !

Ne laissons pas seules les personnes qui ont fait front contre l’extrême-droite et qui ont ainsi pris position pour la majorité de la société. Soutenons ces personnes financièrement pour qu’à l’avenir aussi, les néonazis ne puissent pas défiler dans nos rues pour diffuser leur idéologie méprisante à l’égard de la personne humaine.

Chaque don, même d’un montant peu élevé, est le signe d’une grande solidarité !

Presse

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